This Website is discontinued. We changed to Parstoday French.
vendredi, 24 janvier 2014 03:14

Genève II : la tragédie syrienne continue ... par Ahmad Halfaoui

IRIB-de l'aveu même de la machine de propagande occidentale,
cette presse désormais entièrement ou presque entre les mains de magnats, la Coalition Nationale Syrienne (CNS) ne représente 
presque personne parmi ceux qui guerroient contrel'Etat syrien, elle est aussi minée, selon la même presse, par de profondes divisions internes. A tel point que " quatre rebelles venus de Syrie ont accepté in extremis de rejoindre la délégation des anti-Assad". Une lamentable tentative de construire une"représentativité". Même si, parallèlement, et sans avoir peur de la contradiction, la CNS est présentée comme étant la "principale force d'opposition".Malgré cela, ce sera cette coalition qui est appelée à  jouer les premiers rôles dans les négociations à la Conférence dite Genève2. Alors que le principe voudrait que ce soient les belligérants qui discutent entre eux. Sinon on verrait mal ce que peut apporter comme garantie ce leurre politique, cette "direction" sans armée, cette organe où l'on s'écharpe et où on n'arrive pas à faire cause commune, au moins pour sauver la face. Ceci étant, ce sera bien la CNS
qui va "représenter", plus que les combattants,eux-mêmes éclatés en milices, qui se livrent la guerre entre elles, le peuple syrien lui-même. Rappelons la chose, il était question et il est toujours question d'instaurer la démocratie en Syrie, contre le pouvoir en place. Mais la démarche est d'ignorer le chemin le plus court qui y mène. A tout considérer, si le
camp atlantiste gagne la partie, c'est-à-dire s'il réussit à imposer les "opposants" qu'il a lui-même recrutés et dotés d'une légitimité internationale, le peuple syrien sera obligé d'une façon ou d'une autre, à accepter ce fait accompli. Des quidams importés dans les valises d'une "communauté internationale" qui se soucie fort peu de ce que peuvent penser, y compris ceux qui peuvent être considérés comme ayant pris les armes sans faire allégeance à l'étranger. Tant pis si la voie royale pour la démocratie n'a pas été envisagée. Tant pissi le pouvoir syrien a accepté que soient organisées des élections générales...Selon les règles que les Nations Unies agréeraient. Tant pis si l'opération est beaucoup moins coûteuse que cette fuite en
avant, qui ne cesse d'enfoncer le pays dans une horreur indescriptible, où les pires dénis aux droits humains sont quotidiennement exhibés par ceux-là même qui les commettent au nom soit de l'Islamisation, soit au nom de la "lutte contre la dictature". Mais le suffrage populaire n'est pas à l'ordre du jour. Il faut d'abord placer les pions quigarantiront qu'il votera bien comme il faut, ou peut- être qu'il faut encore plus détruire la Syrie et la déchirer plus profondément, pour que durant longtemps, elle ne puisse se relever et jouer au contre poids contre l'entité sioniste. Issue la plus probable si l'on considère le handicap majeur qui frappe cette conférence, d'où aucune décision ne peut valablement être adoptée, tant les données de l'agression sont occultées et tant les acteurs censés faire les hostilités, n'ont pas les moyens de le faire. Au registre de l'anecdote et pour pimenter la procédure en cours, le Conseil national syrien, celui là qui a été désigné aux tous débuts en tant que "représentant légitime du peuple syrien", par les "amis du peuple syrien", toujours désigné comme l'une des"
principales composantes de l'opposition syrienne", ne veut pas aller à Genève 2.

Ajouter un Commentaire


Code de sécurité
Rafraîchir