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jeudi, 07 novembre 2013 11:52

Syrie : la "magie saoudienne" !

IRIB- Dans un article publié sur le site Ray al Youm, le journaliste et analyse de renom,
Abdel Bari Attwan critique les ingérences saoudiennes en Syrie : "A peine deux jours après la visite de John Kerry à Riyad, soldée par les entretiens avec Fayçal et d'autres responsable saoudien, le monde est témoin d'un retour américain à la case départ ! la position quelque peu adoucie des Américains semble se radicaliser à nouveau et retrouver ses accents guerriers d'antan. l'Arabie saoudite ne cache pas en effet sa colère contre les Etats Unis, coupables à leurs yeux d'avoir planté un couteau dans le dos de Riyad . les saoudiens sont mécontents , mécontents de voir Washington dialoguer avec l'Iran, de voir la Maison Blanche décommander son action militaire contre la Syrie. bref ils sont furieux du recours américain à l'option diplomatique. la colère a monté à tel point que l'Arabie saoudite a menacé Kerry d'armer les "rebelles syriens" d'armes sophistiquées ou encore de réduire le taux de leur production pétrolière dans l'objectif d'en provoquer une hausse des cours . ces menaces ont visiblement porté leurs fruits puisque Washington parle à nouveau du départ d'Assad ! En ce sens, les Etats Unis viennent d'ignorer l'acte sans précédent d'Assad d'avoir ouvert  ses arsenaux chimiques et autorisé les inspecteurs onusiens d'y pénétrer . Washington vient d'annoncer que cette coopération syrienne est sans importance et accuse Damas ne pas avoir livré des informations complètes sur ses réserves chimiques . une position qui cadre mal avec l'avis des inspecteurs en désarmement onusiens dont le chef a jugé positive et réussie sa mission syrienne. c'est sur fond de ce virage qui intervient les propos de Samanta Power , représentante US à l'Onu . celle ci affirme désormais que la mise en application de l'accord russo- américain sur la Syrie ne changera en rien la position de la Maison Blanche vis à vis d'Assad dont elle demande le départ . " Assad a utilisé l'arme chimique, des missiles Scud contre son peuple et il devra partir " Power faisait écho en effet aux propos de l'ambassadeur saoudien à l'ONU qui pas plus tard qu'il y a quelques jours avait accusé Damas de meurtre à substance chimique à Al Ggouta, tout en réclamant sa comparution devant la justice internationale à titre de criminel de guerre . mais ce que nous croyons savoir de kla politique moyen orientale d'Obama contredit ce virage : Obama ne veut pas s'ingérer militairement dans la région, il n'a aucun plan de frappes contre les sites nucléaires iraniens  en réponse aux pressions qu'il subies de la part d'Israël. et puis sans tenir compte des doléances de certaines parties arabes , Obama a éliminé sur son agenda toute action militaire contre la Syrie et tout ceci parce que l'ordre des priorités américain a changé et qu'il ne se focalise plus sur le Moyen Orient mais bien sur le sud est asiatique. certes les nouvelles accusations de " cachoterie chimique" que la Maison Blanche formule contre Assad nous rappelle les prétexte évoqués en 2003 contre Saddam à cette différence près que Bush cherchait à déclencher la guerre. Or il n'en est rien des propos de §John Kerry. ses déclarations anti Assad sont destinées à nourrir les médias et à tromper les alliés de Washington y compris Riyad . c'est pour ainsi dire pour apaiser les craintes des dirigeants arabes du Golfe persique. " Attwan poursuit : " nous espérons après tout que la Syrie détienne effectivement des arsenaux chimiques et biologiques tels que Kerry l'en accuse puisque ce sera un obstacle face aux stocks atomiques et chimiques d'Israël . une chose est sûre les Etats Unis ne sont plus capables d'attaquer seuls la Syrie, pays contre qui ils ont tout essayé depuis trois ans mais qui continue à résister. maintenant si  l'envie prenait Riyad d'attaquer seul ou à l'aide de certains de ses alliés golfiens ou des mercenaires takfiris la Syrie, qu'il le sache , cette guerre là ne restera pas limitée à la Syrie et que de graves conséquences politiques issues de cette guerre menacera l'Arabie saoudite elle même. le roi Abdellah a tout intérêt à comprendre et à accepter une bonne fois pour toute ; la Syrie n'est pas seule , elle n'a rien de commun avec l'Irak.

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