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mardi, 15 octobre 2013 09:48

Obama va-t-il joué les médiateurs entre Téhéran et Riad ?

IRIB- «  le début du dialogue entre l'Iran et les Etats-Unis a suscité les veilles craintes

de l'Arabie Saoudite. Les Arabes sont inquiets de voir l'administration Obama passer à une «  grande transaction » avec l'Iran, au prix de mettre en péril l'Arabie Saoudite, c'est le constat tiré par le centre de réflexion américain, Wilson. Ces craintes ont attisé  les suspicions et les doutes quant à la dépendance de l'Arabie Saoudite par rapport à Washington pour assurer la sécurité de son territoire. L'Arabie Saoudite, livrée, à l'état actuel, dans une amère guerre avec l'Iran, pour l'emparer du leadership du monde arabe et musulman, a été, déjà, témoin de la diminution du soutien des Etats-Unis, dans ses affrontements avec l'Iran autour de l'Irak et de la Syrie. Le cauchemar le plus redoutable de l'Arabie Saoudite pourrait se matérialiser : la reprise des relations,  assorties des gages de sécurité, entre les Etats-Unis et l'Arabie Saoudite, après 34 ans. La famille royale a interprété le contact téléphonique historique du 27 septembre entre le Président américain, Barak Obama et son homologue iranien, Hassan Rohani, comme un signe certain d'un futur et dangereux changement de cap des Etats-Unis vers l'Iran. Et cet évènement s'est produit à un moment où l'Iran et l'Arabie Saoudite se sont livrés, à une rivalité acharnée, pour prendre en main le leadership religieux et politique du monde arabe et musulman. Donc, l'administration Obama aura une tâche difficile à accomplir pour convaincre l'Arabie Saoudite, très angoissée et inquiète et de faire accepter aux dirigeants saoudiens que Washington n'avait pas oublié ses objectifs et que ce processus n'est pas destiné à finir par «  une grande transaction », pour reconnaitre la puissance de l'Iran dans le Golfe persique et la région.  Les Arabes se sont interrogés, toujours, sur l'ampleur de la loyauté des Etats-Unis vis-à-vis des pays arabes,  et l'attitude de Barak Obama en 2011 qui a tourné le dos à Hosni Moubarak  est venue à l'affirmation de ces craintes et de des doutes. En effet, Du point de l'Arabie Saoudite, les actions entreprises, dans le passé, par les Etats-Unis (entre autres le mot d'ordre de George W Bush pour propager la démocratie et puis sa décision d'attaquer l'Irak en 2003), étaient injustes dont les frais ont été payés par les Saoudiens, tandis que l'Iran en tiré profits et avantages. Le Ministre saoudien des Affaires étrangères, Saoud al-Fayçal estime que l'attaque américaine contre l'Irak a abouti à l'arrivée au pouvoir d'un Etat chiite ce dont la conséquence était de voir l'Irak tomber facilement, entre les mains des Iraniens. Le roi d'Arabie Saoudite n'a pas autorité jusqu'à présent à ce que le Premier ministre irakien, Nourri al-Malikji mettre le pied sur le sol saoudien, car les Saoudiens voient en lui un espion et élément d'Iraniens.   Il a accordé, également, une fin de non-recevoir aux demandes américaines d'ouvrir l'Ambassade saoudienne, à Bagdad et cela parque les Saoudiens voient en l'acceptation et la protection du gouvernement Maliki, le début du glissement de Washington vers l'Iran. Par ailleurs, en 2011, «  le printemps arabe » surgit, sous le titre de la démocratie et l'administration Obama tenté, étrangement,  d'accueillir, les Frères musulmans et d'autres groupes musulmans, qui avaient gagné les élections en Egypte, en Tunisie, et au Maroc. Le pire encore, cela a allumé l'étincelle des guerres internes au Yémen et en Syrie. L'Arabie Saoudite n'a pas oublié ou pour mieux dire n'a pas pardonné aux Frères musulmans, leur soutien,  pendant la guerre du golfe persique  en 1990 et 1991, au président irakien d'alors, Saddam Hussein, car ils ont soutenu Saddam  alors que l'Arabie Saoudite avaient octroyé l'asile à des milliers des membres des Frères musulmans qui avaient fui les persécutions, en Egypte et en Syrie. La guerre civile syrienne est un autre facteur de désaccord entre les Etats-Unis et l'Arabie Saoudite. L'Iran, allié du Hezbollah libanais, soutient, le Président syrien, Bashar al-Assad, tandis que l'Arabie Saoudite œuvre à renverser Assad. Donc, la Syrie constitue, désormais, pour les Saoudiens, un test pour mesurer la fidélité US.  Les appels incessants d'Obama pour la reddition d'Assad, ont encouragé le Roi d'Arabie Saoudite à jouer les pionniers pour armer les opposants syriens. Le Qatar et les Emirats Arabes Unis, tous les deux amis et alliés des Etats-Unis, ont rejoint l'Arabie Saoudite dans son combat censé renverser Assad.  Ces trois pays  croyaient que l'administration Obama finira par les appuyer. Mais, il a été prouvé que «  cette hypothèse clé » était fausse et erronée. Dès le débujt, l'administration Obama s'est, vigoureusement, opposée à l'envoi des missiles anti-aériens aux opposants, ce qui pourrait changer le jeu sur le terrain. Les Etats-Unis étaient inquiets de voir ces missiles tomber entre les mains des opposants extrémistes. De même, ces extrémistes n'ont pas réussi, à faire des progressions, ce qui a amené, finalement, Obama à éviter une intervention militaire poussée en Syrie. Cette action US a mis l'Arabie Saoudite et ses alliés arabes dans une positon dangereuse, les exposant à des actes de représailles d'Assad, et ses protecteurs iraniens et libanais. le problème auquel est confronté, actuellement, l'Arabie Saoudite, c'est de savoir comment se protéger contre  les conséquences d'un éventuel réchauffement, à longue durée, des relations entre l'Iran et les Etats-Unis. En 2000, le Roi Abdallah s'est efforcé de classifier, les amis extérieurs de son pays, en dehors des Etats-Unis, et c'est pour cette raison qu'il a effectué, en janvier 2006,  son premier voyage, en qualité de Roi, en Chine. Les Chinois ont préparé aux Saoudiens les missiles F-3, capables de transporter l'ogive nucléaire et de se protéger contre l'Iran, à la fin des années 80.  Un rapport de renseignements chinois a indiqué en juillet 2013 que la Chine avait envoyé des missiles supplémentaires et avait aidé l'Arabie Saoudite à créer la deuxième base de tirs de missiles chinois, capables de viser à la fois l'Iran et Israël. Cependant, l'Arabie Saoudite est parfaitement consciente que lorsqu'il est question de l'habileté ou de la disponibilité politique pour procéder à des programmations des forces militaires au Moyen-Orient, la Chine ne peut pas être une alternative aux Etats-Unis.  C'est pour cette raison que le Roi saoudien est en train d'acheter divers types d'armements américains d'une valeur de 60 milliards de dollars, dont 84 f-16 et un système de défense balistique modernisé. Cela a mis, pour des futures décennies, l'Arabie sous le parapluie sécurité des Etats-Unis. L'Arabie Saoudite et les Etats-Unis mènent une étroite coopération  en matière de lutte contre le terrorisme d'Al-Qaïda à l'intérieur du territoire saoudien et également dans son pays voisin, le Yémen. Ces deux pays utilisent un « centre conjoint » qui détecte, heure par heure, les menaces terroristes, leur permettant également de mettre au point des installations sécurités de lancement des drones assassins pour couvrir l'ensemble du territoire saoudien et yéménite. «  Que cela nous plaise ou pas, « l'unique choix efficace » pour l'Arabie Saoudite, c'est les Etats-Unis » c'est le constat tiré par le prince «  Bandar Ben Sultan » et le prince «  Turki al-Fayçal », deux anciens ambassadeurs saoudiens à Washington. Il est n'est pas encore évident pour savoir cette vision demeurera ou pas après le débit des relations entre l'Iran et les Etats-Unis ? Les dirigeants saoudiens sont habitués, depuis des années, à tolérer les divergences sérieuses avec Washington. L'avenir des futures relations entre l'Arabie et les Etats-Unis dépendrait, dans une certaine mesure, des  relations entre Téhéran et Riad. Le Président iranien, Hassan Rohani semble vouloir améliorer les relations avec l'Arabie Saoudite et ses alliés arabes, limitrophes du Golfe Persique. Sous la Présidence «  Akbar Rafsandjani » (1989-1997), entretenaient, relativement, de bonnes relations. Ceci étant dit, un grand désaccord existe entre les deux pays. Tous les deux s'estiment, essentiellement, engagés envers leurs parties opposées dans la guerre civile en Syrie, en Irak et au Liban.  S'agissant de Bahreïn où la majorité chiite s'est, ouvertement, soulevée contre la famille des Alé Khalifa, les médias iraniens ont pris parti pour le groupe chiite tandis que l'Arabie Saoudite y a envoyé ses troupes et a dépensé des milliards de dollars pour doper le régime au pouvoir. les clivages et les différends essentiels entre l'Iran et l'Arabie Saoudite demeurent, toujours et cela depuis la révolution islamique en 1979.  Finalement, il se peut que l'administration Obama devienne une partie de la solution et joue les médiateurs dans cette rivalité et cette tension de longue date entre l'Iran et l'Arabie Saoudite. Cet évènement se produira si les Etats-Unis puissent assurer à l'Arabie Saoudite que l'Iran n'accédera pas à l'arme nucléaire. Les Etats-Unis devront, également, trouver, à travers les négociations, une solution, mettant un terme au gouvernement d'Assad. Mais, eu égard aux antécédents des Etats-Unis d'Amérique, au Moyen-Orient, il est fort improbable que les Etats-Unis puissent inspirer la confiance à l'Arabie Saoudite.

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