Jusqu’où ce plan d’étranglement de l’Egypte va-t-il se poursuivre ? Et qui n’en peut être que le bénéficiaire ? Pour affaiblir le pays, il faut ruiner son économie touristique dont vivent des dizaines de milliers d’artisans, ce qui est un moyen de liquider une couche de la classe moyenne, objectif de toutes les tyrannies, dont les Révolutions « française » et « russe » ont donné l’exemple. C’est sur une population démoralisée que se recruteront des groupes armés dont la Syrie est devenu leur Enfer !
Ne perdons pas de vue trois choses à propos de l’Egypte : elle expie, par guérilla urbaine ou attentats dans le Sinaï qui fauchent la vie de ses hommes, l’ancienne alliance syro-égyptienne que montrent les deux étoiles du drapeau, drapeau de ce que Washington nomme « un régime » et les gens honnêtes une patrie ! elle est révolutionnée par des groupes armée, non pour être réformée, mais anéantie comme puissance ; toute offensive sioniste contre la résistance efficace unique qu’est le Hezbollah implique une sureté de ses arrières : le chaos arabe que les peintres naïfs de la politique disent un printemps !
Les morts de la place cairote ont été exécuté sciemment par les provocateurs et tueurs professionnels qui veulent en incriminer « les forces armées » ; mais cela ne nous rappelle-t-il point le début de la « révolution syrienne » soutenue, armée et médiatisée par ce que l’argent a produit de plus fétide, et de moins musulman qui soit ?
C’est une épreuve tragique que traverse le monde arabe, à la hauteur de sa destinée, dira-t-o, avec raison, mais celle-ci permettra le discernement entre ses vrais et faux amis, à l’intérieur comme à l’extérieur de ses frontières : quant au Président Morsi, il a rempli sa mission, non sans un accent de vérité, celui de déclarer une guerre vainement contre la Syrie : il pourra revenir au bercail, avec la citoyenneté que l’on sait maintenant, fier d’avoir traversé la salle de la politique égyptienne avec soixante pour cent d’électeurs absents ! un fantôme qui abandonne les Pyramides !
:Combien de tués, est une question légitime, et par qui sont-ils tués, est une question plus grave, et y répondre nettement donnerait la clef de l’énigme égyptienne, car il ne suffit pas de voir le sang couler, mais de savoir ou reconnaître le même bras qui arme de Damas à Bagdad et au Caire les mêmes meurtriers apatrides,





