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mardi, 23 juillet 2013 02:11

L’inévitable défaite de l’homme malade états-unien, par Ghaleb Kandil

IRIB-Le débat qui a eu lieu au Congrès des États-Unis lors de l’audition du chef d’état-major interarmes,
le général Martin Dempsey, autour de la situation en Syrie, apporte une preuve vivante de la confusion et de la faiblesse de l’empire américain au Machreq arabe après l’échec de son agression contre la Syrie. Ce tableau, couplé à l’amertume vécue par la politique US vis-à-vis de la révolution du 30 juin en Égypte, prouve que nous sommes devant une défaite complète des politiques initiées dans la région par l’ancien chef de la CIA, David Petraeus, en partenariat avec la Turquie, le Qatar et l’Arabie saoudite.
Les illusions des États-Unis et de l’Occident sur la capacité de modifier les équilibres sur le terrain après la bataille de Qoussair se sont volatilisées ces dernières semaines. Et les experts occidentaux assurent qu’un tel rééquilibrage n’est pas réalisable sans une invasion terrestre de la Syrie, comme l’a encore réaffirmé le chef d’état-major sortant de l’armée britannique, le général David Richars (Voir ci-dessous). Le New York Times a d’ailleurs reconnu que la dynamique a changé sur le terrain au profit des troupes du président Bachar al-Assad (Voir ci-dessous).
Or ces experts soulignent qu’une invasion atlantiste est un suicide pour les Occidentaux et risque de menacer l’existence même d’Israël, car le dispositif de défense de l’armée syrienne est intact et s’est même amélioré avec la création d’une résistance populaire prête à défendre la patrie, organisée dans le cadre de l’Armée de défense nationale. De plus, la présence au sol en Syrie du Hezbollah rend encore plus risquée une éventuelle intervention terrestre.
Confrontés à toutes ces réalités, la Grande-Bretagne et la France, chefs de file des pays européens appelant à l’armement des terroristes syriens, ont renoncé à adopter une telle mesure. Londres a non seulement changé d’avis, mais n’exclut plus que le président Bachar el-Assad puisse rester au pouvoir pendant encore plusieurs années, selon des sources informées, citées par l’agence de presse britannique Reuters.
Ces mêmes sources ont ajouté que la conférence internationale de paix envisagée pour trouver une solution au conflit pourrait ne pas être organisée avant l’an prochain, si le projet n’est pas purement et simplement abandonné, ont ajouté les mêmes sources. « Il est clair que la Grande-Bretagne ne va pas armer les rebelles, de quelque manière que ce soit », a dit une des sources interrogées en rappelant que le Parlement de Londres avait exigé d’être consulté au préalable sur cette question.
Reuters rapporte que l’évolution de la position britannique s’explique notamment par l’hostilité de l’opinion publique à un quelconque engagement aux côtés des rebelles syriens et par la crainte de voir les armes envoyées aux insurgés tomber entre les mains de groupes islamistes farouchement antioccidentaux.
De son côté, le ministre français des Affaires étrangères, Laurent Fabius, a déclaré que Paris « n’a pas modifié sa position » de ne pas livrer d’armes létales à l’opposition syrienne.
En plus de ses déconvenues en Syrie, l’homme malade états-unien est désormais confronté à son plus grand défi stratégique après l’effondrement de tous ses paris régionaux suite à la chute des Frères musulmans en Égypte. Une chute définitive, qui aura d’immenses répercussions sur les États de la région sans exception, de la Tunisie au Yémen, en passant par la Libye et la Turquie.
Le changement en Syrie ouvre des perspectives de rencontre avec les victoires syriennes, plaçant la région sur un chemin nouveau, marqué par la fin de l’ère américaine et le retour de celle des États arabes indépendants, soutenus par une confortable majorité populaire.

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