This Website is discontinued. We changed to Parstoday French.
jeudi, 04 juillet 2013 09:02

L’attente américaine sur l’Egypte, par Pierre Dortiguier

 L’attente américaine sur l’Egypte, par Pierre Dortiguier
IRIB-Le magazine texan de l’Intelligence ou renseignement américain veut démontrer..
... à ses lecteurs dans son éditorial Possible Military Coup in Egypt | Stratfor  qu’un coup d’Etat se prépare, confondant ainsi un écroulement ou une désagrégation du gouvernement personnel de M. Morsi  avec un appel à l’ordre public lancé par l’armée. Le nombre impressionnant de gens dans les rues est un désaveu de l’action ou mieux de l’inaction présidentielle, et les  portraits brandis de Nasser dans une manifestation monstre générale jamais vue jusqu’alors, disent que l’ Etat morsiste  peut se réclamer d’une certaine légalité mais non d’une réalité politique, de ce que les contestataires français du système maçonnique en place sous la troisième république entendaient par le pays réel.

      L’aide de camps de Morsi, Essam el-Haddad  a mis sur sa page de Facebook page qu’un coup d’état  militaire était en cours dans le pays, bien que  Reuters ait rapporté que  Morsi  travaillait encore dans la caserne de la Garde Républicaine  au Caire. Al Arabiya  a rapporté que Morsi avait été  éloigné par les militaires pour sa propre  protection, mais ces annonces ne sont pas encore confirmées ». 

   Il est évident que si pareille manifestation avait lieu en Iran ou en Syrie, et même en Russie,  le ton serait diamétralement opposé : le peuple ne serait pas opposé à la loi et sa volonté serait  prépondérante, contre des institutions en place. Les militaires seraient des héros, comme ceux de Benghazi ! Ce qui filtre de ces agences, c’est la menace de formation de f groupes armés qui puissent entretenir une guérilla en Egypte, mais pareille perspective est utopique dans une population si dense et qui a rejeté un style politique. L’éclaircissement de ce point devrait dissiper des préjugés favorables aux interventions étrangères ou, ce qui revient au même, à la division et au fractionnement du pays.

 Le quotidien catholique parisien La Croix, assez modéré  et objectif, relève ce fait qu’une partie de la jeunesse très technicisée et vivant sur le mode –non pas occidental- mais anglo-américain demande des libertés pour se séparer plus largement du peuple dont elle méprise la pauvreté. De tels sentiments ont pu provoquer les premières manifestations d’une couche dorée, au début de la « révolution » antimoubarak,  qui voudrait une Egypte hors d’Egypte, ce qui est une utopie ; le journal  croit déceler un fossé de plus en pros profond séparant les couches riches ou enrichies par  l’essor  technologique et un pays s’enfonçant dans la pauvreté : « Pour une  grande majorité de la population, la révolution devait être synonyme de justice, sociale  et économique. Dans ce domaine aussi le gouvernement, écrivent  deux rédactrices, « le gouvernement a  «échoué à relever le défi d’un pays au bord du gouffre. Tous les indices ont viré au rouge. Le chômage est en hausse. L’industrie textile, qui représentait le tiers de la production industrielle égyptienne, est en plein déclin, au point que deux ans après la  révolution, de nombreuses  entreprises de Mahalla (capitale du textile dans le delta du Nil, sont aujourd’hui fermées ou fonctionnent au ralenti.3

3Les finances publiques se dégradent. Les réserves   de devises ont chuté en deux ans, passant de 30 à 13 milliards de dollars. Cela représenterait  trois mois d’importation de blé et de carburant.. »

Nous parlions de l’inaction présidentielle, et le quotidien renchérit sur ce point capital qui donne la clef de la  mobilisation nationale : « Le président s’est révélé  incapable de prendre les décisions qui auraient rendu possible un assainissement de l’économie et permis de boucler les négociations avec  le fonds monétaire international pour obtenir un prêt de 4,8 milliards de dollars et en débloquer d’autres ».

 Devant cette situation, reprendre des slogans de jeunes fortunés comme de continuer la révolution est insensé. Il y a eu une chute de l’ancien général Hosni Moubarak ; cela du reste n’est point  en soi une révolution, mais le terme implique que l’inaction de deux années soit  poursuivie pou faire apparaître d’autres clivages idéologiques. N’y ont intérêt que ceux qui veulent exclure l’Egypte de tout rôle de puissance politique  en Orient et en Afrique, et d’autres journalistes de s’étonner de la part prise par l’armée dans l’arrêt du massacre égyptien ; tout comme si un passant dans la rue, souffrant d’hémorragie devrait refuser l’aide d’un homme qui ne serait pas élu médecin par une université§

Cette armée dispose de 30% de l’économie nationale et le général ABDEL Fattah al Sissi, son chef accomplit son devoir de défense du pays en se faisant l’écho de la voix populaire dont l’on devrait ici comprendre qu’elle est la voix de Dieu !

Tout écroulement de l’Egypte serait une défaite des nations orientales devant les  agresseurs internationaux à l’œuvre en Syrie ; tout redressement devrait faire enfin comprendre à la jeunesse que la  plus excellente révolution est le travail organisé !Seul phénomène pour lequel la durée est un bienfait !

Est-ce ce à quoi s’attendent les Américains ? Leur silence dit leur déception devant l’arêt imminent du désordre dissimulant leur visée de protéger leur seul allié réel dans la région, qu’il est inutile de nommer, la chair de leur chair !

 

Ajouter un Commentaire


Code de sécurité
Rafraîchir