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samedi, 23 mars 2013 08:36

Arnaques, crimes et Salafisme!!

IRIB- Cheikh Mohammad Saïd al-Bouti, le plus célèbre dignitaire religieux sunnite pro-régime de Syrie,....
a été tué, avec 15 fidèles, jeudi 21 mars, dans un attentat-suicide, dans une mosquée du Nord de Damas. Une nouvelle fois, les rebelles syriens, meilleurs amis des gouvernements occidentaux, battent la mesure de la barbarie. Et pendant ce temps, Ibrahimović, le plus célèbre mercenaire qatari, continue d’en faire rêver plus d’un. Triste monde.

21 février 2013. Attentat à la voiture piégée, devant le siège du parti Baath, à Damas. Plus d’une cinquantaine de personnes, en majorité, des civils, ont été tuées.

25 février 2013. Attentat à la voiture piégée, dans l’Est de Damas. Cinq membres des forces de sécurité syriennes.

28 février 2013. Attentat à la voiture piégée, dans le quartier de Akrama Al-Jadideh, à Homs. Nombre indéterminé de victimes.

21 mars 2013. Attentat-suicide, dans une mosquée du Nord de Damas. Au moins, 16 morts. Bilan non définitif.

On ne compte plus les exactions perpétrées par les fidèles de l’Empire contre les dignitaires du régime, représentants religieux et minorités confessionnelles, sur le territoire syrien. Dans l’indifférence générale, des cohortes d’islamistes extrémistes stipendiés égorgent, explosent,et assassinent pendant qu’un marketing médiatique érige, en France, et dans le reste de l’Occident, ces chantres de la barbarie, au rang de grands humanistes martyrs. Pour les mondialistes anti-nationaux, les ennemis de nos ennemis sont nos amis. Et qu’importe, s’il faut se livrer à une contorsion médiatique extrême, pour justifier cette prise de position. Contorsion, il faut l’avouer, amèrement, grandement, facilitée, par l’état de schizophrénie avancé du peuple français. Ceux que nous aidons, en Syrie, étant les mêmes que nous combattons, au Mali.

Soutien logistique anglo-français.

Une schizophrénie, d’autant plus insupportable, que le gouvernement de l’anti-France se permet de déclarer, ouvertement, son intention de livrer armes et munitions à l’opposition syrienne. Un positionnement jusqu’au-boutiste des plus hautes autorités de l’État français, voulant, peut-être, officialiser une situation de fait, la Russie ayant demandé à l’ONU de lancer une enquête internationale, afin de savoir, d’où provenaient les armes des rebelles syriens. Une position que beaucoup de hautes personnalités du renseignement français remettent en cause, au regard des intérêts de l’Hexagone. Alain Chouet, ancien chef de la DGSE, à Damas, a été l’un des premiers à pointer du doigt le danger de soutenir les tenants d’un Islam rétrograde, agissant, actuellement, sur le territoire syrien. Dans un entretien accordé au Point, ce dernier conteste la décision française d’armer les rebelles syriens :

Le Point.fr : Est-il opportun que la France livre des armes à l’opposition syrienne ?

Alain Chouet : Je suis confondu par cette affaire. On se trouverait, complètement, en dehors de la légalité internationale, dans une situation sans précédent. Pour prendre une comparaison, c’est comme si la France, en 1992, avait décidé, unilatéralement, d’armer le GIA (Groupe islamique armé) et le FIS (Front islamique du salut) algériens, sous prétexte qu’ils avaient gagné les élections et que les militaires avaient interrompu le processus électoral. Dans le cas de la Syrie, nous armerions des groupes non-représentatifs et reconnus par personne, si ce n’est par nous ! L’ONU n’a pas reconnu l’opposition, et d’ailleurs, de quelle opposition parlons-nous ? Elle est, totalement, hétéroclite et divisée, les militaires ne reconnaissent pas l’autorité des politiques et, à l’intérieur de la composante militaire, les milices djihadistes ont pris le pas sur les autres.

 

Dans la même veine, un ex-officier des renseignements français, de retour de Beyrouth, a énuméré les erreurs commises par la France, dans le dossier syrien. Entre le ralliement à la politique américaine d’alliance avec les islamistes (sans tenir compte des intérêts historiques de la France, en Syrie), et le renoncement aux précieux renseignements que fournissaient les services de renseignements syriens (protégeant la France du terrorisme, depuis de nombreuses années), le bilan apparaît, sans concession.

La France, sous-marin des États-Unis.

Dans ce jeu criminel de dupe, la France est en première ligne des exécuteurs des basses œuvres de l’oncle Sam. Dans une stratégie ambivalente, où d’un côté, Obama donne des gages d’apaisement à la Russie, sur le dossier syrien, ce dernier avance ses pions anglo-français, pour faire remonter la pression d’un cran supplémentaire. Car, derrière la Syrie : l’Iran. Les États-Unis, pressés par le lobby sioniste américain, d’accroître la pression sur Téhéran, se doivent de faire tomber un des plus fidèles soutiens de l’Iran.

Car, pendant que la France affirme sa volonté d’armer l’opposition syrienne, Obama se rend, en Israël, afin d’accentuer, au côté de l’extrémiste Benyamin Netanyahu, ses menaces contre l’Iran. Bientôt, l’acte final de la tragédie mondiale ?

 

Cercle des Volontaires



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