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dimanche, 06 janvier 2013 08:06

Pari risqué d'Ankara, dans les régions kurdes de Syrie !

Pari risqué d'Ankara, dans les régions kurdes de Syrie !
IRIB-  Spécialiste du Moyen-Orient, Majid Jalali estime que le parti de la justice et du développement,..

... au pouvoir, à Ankara, s'est livré à un pari risqué, en jouant la carte à double tranchant des Kurdes, vivant en Turquie, en Irak et en Syrie. Au cours de ces dernières années, rappelle cet analyste iranien, la Turquie avait opté, dans sa politique régionale, pour la tension zéro avec les pays voisins.  Suite aux évolutions relatives à l'éveil islamique, la Turquie s'est fixée, comme objectif, de se transformer en porte-étendard du courant islamique, dans la région, et ce, là où l'Arabie saoudite et le Qatar avaient échoué à faire parvenir au pouvoir, en Irak, l'aile politique qui leur était proche. Par conséquent, la Turquie a pris, doucement, la responsabilité de soutenir le courant sunnite, en Irak, tout en maintenant ses relations avec le gouvernement central et les Chiites. Et ce spécialiste iranien du Moyen-Orient de poursuivre : "En Irak et en Syrie, la Turquie était confrontée à deux obstacles majeurs, en ce qui concerne la question des Kurdes. Le Nord de ces deux pays sont habités, par des Kurdes, qui peuvent jouer de leur influence sur les régions à population kurde de la Turquie, tant sur les questions d'ordre sécuritaire (les relations avec le PKK) que d'ordre ethnique, c'est-à-dire, l'identité kurde. Pour pouvoir jouer son rôle, chez ses deux voisins du Sud, la Turquie a abandonné sa politique d'animosité avec la région du Kurdistan irakien et s'est dirigée vers une autre politique visant à coopérer avec les Kurdes de cette région et à y être présente, toujours selon M. Jalali. L'objectif  de cette politique, en Irak, était, a-t-il ajouté, de limiter les activités sécuritaires du PKK. C'est ainsi que les responsables de cette région, dirigée par Massoud Barezani, ont imposé des restrictions au PKK.  En établissant une bonne coopération avec les Kurdes irakiens, Ankara s'est donné comme objectif de freiner les impacts négatifs que ces derniers pourraient laisser sur les Kurdes de la Turquie. On a entendu, à plusieurs reprises, Jalal Talebani et Massoud Barezani, rendre hommage aux services que le parti de la Justice et du Développement, au pouvoir en Turquie, leur avaient rendus. "Nous avons certains problèmes à résoudre. Mais, nous devons nous mettre à la table des négociations, pour résoudre, via le dialogue, les problèmes auxquels sont confrontés les Kurdes de la Turquie". Ankara est opposée à l'indépendance du Kurdistan irakien, précise cet analyste iranien, avant de dire : "Ankara n'affronte pas la réalité. Compte du fait que la région du Kurdistan est située entre l'Irak, la Turquie et la Syrie, les autorités turques cherchent, par de telles activités, à en prendre le contrôle. Autrement dit, l'approche la Turquie est passée d'un regard empreint d'animosité à un regard amimé de la volonté de contrôler". Et cet analyste iranien de continuer : "La région du Kurdistan irakien peut accroître ses rapports économiques avec la Turquie et exporter autant qu'il le souhaite, son pétrole, via ce pays, qui dispose d'une position géopolitique privilégiée vers l'Europe. S'agissant de la politique d'Ankara vis-à-vis du Kurdistan syrien, Majid Jalali affirme : "Le Nord de la région est une région, à population kurde, où est présent le principal parti pour l'Union démocratique PYD, très lié au PKK. La Turquie est très inquiète de voir les Kurdes parvenir au pouvoir, au Nord de la Syrie. En effet, le Parti de la Justice et du Développement, au pouvoir, en Turquie, a joué, en Syrie, avec les deux revers de la médaille. Etant bien conscient de cela, le Président syrien, Bachar al-Assad, a retiré les forces syriennes de ces régions, qui sont tombées entre les mains des Kurdes, pour mieux dire, il a abandonné les Kurdes à leur sort, pour qu'ils créent des problèmes à la Turquie". Et ce spécialiste iranien du Moyen-Orient de poursuivre : "Si Bachar al-Assad se maintient au pouvoir, il prendra, de nouveau, le contrôle des régions, à population kurde, et s'il part, il laissera un grand problème, pour le futur gouvernement syrien, les Kurdes et la Turquie".

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