samedi, 28 juillet 2012 00:57

Syrie : les néoconservateurs US s'en mêlent!, par Tony Cartalucci

Syrie : les néoconservateurs US s'en mêlent!, par Tony Cartalucci
IRIB- Les néoconservateurs ont appelé le Président américain Barack Obama d’assister...

... à l’établissement de “zones de sécurité” en Syrie, dans une lettre récente rendue publique par les “Foreign Policy Initiative” (FPI) et la “Fondation for the Defense of Democracies” (FDD), toutes deux de fausses institutions et de véritables fondations corporatives, financées par la grosse industrie et le gouvernement, extensions de think-tanks plus importants comme l’American Enterprise Institute, créé pour les agendas motivés par la finance, plus spécifiquement: les guerres. Ces entités ne servent que le seul but de la fabrication du consensus derrière un agenda qui n’a que peu ou pas du tout de soutien auprès de l’opinion publique.

La lettre dévoilée par l’article de Foreign Policy: “Conservatives call on Obama to establish ‘safe zones’ in Syria,” non seulement ne fait que répéter le rapport de la Brookings Institution, financée par les Fortune-500, “Assessing Options for Regime Change,” lui-même répété presque verbatim par Hillary Clinton, mais fut signé par les co-conspirateurs de l’invasion de l’Irak incluant Elliott Abrams, Karl Rove, Paul Bremer, Robert Joseph, and Douglas Feith, et les conseillers de Mitt Romney, incluant Eric Edelman, Jamie Fly, Robert Kagan, and Stephen Rademaker et le membre du Syrian National Council, Radwah Ziadeh.

Radwah Ziadeh, qui est aussi il est bon de le rappeler, un membre de longue date de l’institut de la Paix du ministère des affaires étrangères américain (USIP), Institut qui vient juste de révéler qu’il est derrière l’entraînement, le conseil des leaders de l’opposition syrienne, ainsi que responsable de la préparation d’une nouvelle constitution pour la Syrie, qui s’appelle pour le moment: “un document de stratégie pour la transition”.

Ce qui est peut-être le plus perturbant dans cette lettre des néo-conservateurs, est qu’elle appelle essentiellement pour une zone d’exclusion aérienne:

“Nous insistons pour la prise de mesures immédiates, en consultation étroite et continue avec le congrès des Etats-Unis, pour travailler avec les partenaires régionaux afin d’établir des zones aériennes de sécurité, qui couvriront les zones déjà libérées de la Syrie, utilisant la puissance militaire non seulement pour protéger ces zones de plus d’agression du régime d’Al-Assad par ses forces régulières et irrégulières, mais aussi pour neutraliser la menace posée par les armes chimiques et biologiques à la disposition du régime dictatorial syrien.” En fait, un amalgame de tous les faux prétextes déjà utilisés par les Etats-Unis afin de déclencher des guerres contre ses ennemis ces 20 dernières années, ainsi que les coups bas afin de leurrer les Américains dans une autre guerre. La lettre révèle une fois de plus qui est véritablement derrière la politique étrangère américaine et que des intérêts va t’en guerre privés de la finance et de l’industrie, et non pas des préoccupations humanitaires, cherchent à répandre le sang américain pour la poursuite de leur volonté d’hégémonie mondiale.

Il a été extensivement révélé que la campagne contre la Syrie a commencé dès 2007, pendant le second mandat de Bush. Avec cette liste de signataires qui inclut aussi Paula Dobriansky, Max Boot, Eric Edelman, William Kristol et Danielle Pletka, nous avons en fait l’agenda de 2007 qui se réalise et nous laisse à la porte d’entrée de la guerre avec l’Iran. Essentiellement, notre soi-disant démocratique, progressiste libéral Président Obama, fait et continue les guerres des républicains néo-conservateurs de Bush. Guerres au pluriel, parce que la Libye était aussi sur la longue liste des nations ciblées par les néocons et fut aussi l’objet d’une lettre au président Obama (et une autre à la représentation républicaine du congrès), insistant sur le fait qu’il devait intervenir militairement, ce que firent les Etats-Unis.

L’affaire de la Syrie n’est en aucun cas à propos d’un peuple se soulevant contre un dictateur. Elle a tout à voir avec les néo-impérialistes couplant leurs rêves fomentés de longue date d’hégémonie mondiale au sein d’un “idéalisme humanitaire”, de la promotion de la démocratie, de la liberté, et si cela échoue, l’entretien de la peur avec le terrorisme et de la violence qu’ils créent eux-mêmes. Ils, les néoconservateurs et les intérêts industrio-financiers qu’ils représentent, ainsi que tous ceux qui les aident dans cette entreprise de l’autre côté de la barrière politique, comme Hillary Clinton, constituent tous la plus grande menace contre la paix mondiale et non pas le gouvernement de la Syrie, qui n’a jamais au grand jamais  menacé les Etats-Unis ou son peuple de quelque manière concevable que ce soit, ni n’en possède du reste la capacité, même s’il le désirait.

Et tandis que la mégalomanie occidentale ne pourra être matée que par la défaite aux mains de ses ennemis d’outre-mer, nous pouvons en ce qui nous concerne, reprendre notre destinée en main chez nous en identifiant, boycottant et en remplaçant les institutions financières et corporatives monolithiques auxquelles nous avons prêté l’influence non-méritée avec laquelle elles parasitent et détruisent le monde (corporations and financial institutions.)

 http://landdestroyer.blogspot.fr/2012/07/in-syria-obama-fights-bushs-wars.html 

Traduit de l’anglais par Résistance 71

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