jeudi, 12 juillet 2012 00:39

Syrie : menace, sans scrupule ! par Chérif Abdedaïm

Syrie : menace, sans scrupule ! par Chérif Abdedaïm
IRIB- La Clinton du coin menace le gouvernement syrien d'une agression catastrophique.

Ainsi, après avoir cherché toutes les clés de la boîte de Pandore qui devait mener la secte des assassins à la conquête de Damas, voilà qu'on épuise son «savoir-faire» et qu'on menace sans scrupule un pays souverain d'une guerre catastrophique.On ordonne donc au gouvernement syrien d'entamer une transition politique auquel cas contraire, sa tête sera mise à prix avec la bénédiction des instances onusiennes.

Dans ce sens l'hilarante Hillary a déclaré, en marge de la Conférence internationale à Tokyo sur l'aide à l'Afghanistan : «Dès qu'il sera mis fin à la violence et qu'un processus de transition politique sera engagé, non seulement il y aura moins de morts, mais il y aura une chance d'épargner à la nation syrienne une agression catastrophique qui serait dangereuse pour le pays, mais aussi pour la région(...) Il ne fait aucun doute que l'opposition est de plus en plus efficace pour se défendre et pour passer à l'offensive contre l'armée syrienne et contre les milices du gouvernement syrien. L'avenir (...) devrait donc être parfaitement clair pour ceux qui soutiennent le régime Assad».

Ces déclarations lourdes de sens nous renvoient au principe même de la pyramide inversée.D'abord, la menace d'un pays souverain, ensuite, un soutien ouvertement déclaré à une «opposition» vouée au mercenariat et créée de toutes pièces et enfin une menace des pays qui «soutiennent» le gouvernement syrien, entendons par là la Russie et la Chine. Il faut être fort et assez futé pour le faire, non ? «Il doit être clair que les jours sont comptés pour ceux qui soutiennent le régime» du Président Bachar Al-Assad, a-t-elle déclaré.

Pour sa part, la Chine a très bien décrypté le message et annoncé sa couleur. Elle a jugé «totalement inacceptables» les propos d'Hillary Clinton déclarant que Pékin et Moscou auraient à «payer un prix» pour leur refus de favoriser la mise à l'écart de Bachar Al Assad en Syrie. «Au sujet du problème syrien, la position juste et constructive de la Chine et sa contribution aux efforts diplomatiques jouissent d'une large reconnaissance et du soutien des parties concernées au sein de la communauté internationale», a déclaré Liu Weimin, Porte-parole du ministère chinois des Affaires étrangères.

«Toute parole ou tout acte calomniant la Chine et semant la discorde entre la Chine et d'autres pays restera vain». Dans ce contexte, la Hillary a reconnu que : «jusqu'à présent, les efforts menés par l'émissaire de l'ONU et de la Ligue arabe Kofi Annan pour mettre un terme à la répression brutale de l'opposition en Syrie avaient rencontré des difficultés». Et qui en est le responsable ? Cela, Clinton ne le dit pas. Mais heureusement que Koffi Annan a délié sa langue pour appeler un chat un chat.

Dans un récent entretien avec le quotidien français, «Le Monde», Koffi Annan a fait savoir que les pays qui font des commentaires sur la Russie prétendent vouloir une solution pacifique, en Syrie, alors qu'ils prennent des initiatives individuelles ou collectives, qui minent le sens des résolutions du Conseil de sécurité.

Cela étant, les amerloques veulent embraser la région, à tout prix, sans se soucier du nombre de victimes qui peut en découler.

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