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jeudi, 07 juin 2012 02:25

Guerre contre l'Iran : Clinton visite les bases arrière américaines!

IRIB- Démocratie, conflits régionaux et coopération bilatérale, ....

...tel est le menu de la visite de trois jours entamée le 4 juin par la secrétaire d'Etat américaine, Hillary Clinton, dans les trois pays du Caucase du Sud – Arménie, Azerbaïdjan et Géorgie. Cependant, selon l'analyse du quotidien russe "Nezavissimaïa Gazeta", c'est surtout "le problème iranien qui a conduit Hillary Clinton en Transcaucasie", soucieuse de "connaître, précisément, les positions" de ces ex-pays soviétiques sur cette question épineuse.

Pris dans un enchevêtrement de problèmes interétatiques et régionaux, eux-mêmes dépendants de la grande géopolitique (conduite par les Etats-Unis, la Russie, la Turquie, Israël et l'Iran), le Caucase du Sud, "arène de confrontation entre l'Occident et la Russie, depuis vingt ans", est à la recherche d'un équilibre difficile. Conscientes du danger que représenteraient pour elles un éventuel conflit avec l'Iran, les trois capitales sud-caucasiennes sont, toutefois, prêtes à coopérer avec Washington, dont elles attendent des gestes en retour.

L'Azerbaïdjan espère obtenir de ses partenaires américains des "garanties qu'avec le retour de Vladimir Poutine au Kremlin, une guerre du type de celle d'août 2008 [entre la Russie et la Géorgie en Ossétie du Sud] ne se produira pas à nouveau [dans le Haut-Karabakh, territoire azéri peuplé d'Arméniens et indépendant de fait depuis 1994]", écrit le journal azéri "Zerkalo", au lendemain d'un échange de tirs mortel à la frontière entre le Haut-Karabakh et l'Azerbaïdjan.

L'Arménie, dont la communication avec le monde extérieur ne se fait que par l'Iran et la Géorgie, depuis le blocus imposé par l'Azerbaïdjan et la Turquie, attend beaucoup d'une éventuelle ouverture de la frontière arméno-turque. Le dossier est soutenu par les Etats-Unis, "qui seraient ainsi très contents d'affaiblir l'influence russe, en Arménie". Mais Washington pourrait en échange exiger d'Erevan, qui entretient d'excellentes relations avec Téhéran, "une position plus claire vis-à-vis de l'Iran".

Pour le journal d'opposition géorgien Rezonansi, la visite d'Hillary Clinton, qui a rencontré les autorités géorgiennes ainsi que leurs opposants, "suscite l'espoir de scrutins [législatif, en octobre, et présidentiel, en 2013] honnêtes et démocratiques". Accusée par l'opposition de mener des consultations avec les Etats-Unis pour servir d'éventuelle base arrière en cas d'attaque contre l'Iran, la Géorgie occupe, selon la "Nezavissimaïa Gazeta", "une position ambivalente". D'une part, elle "craint une tempête régionale [l'Iran a promis de riposter contre tout Etat engagé d'une façon ou d'une autre contre lui]", d'autre part, "alliée fidèle de Washington, y compris dans l'opération militaire internationale en Afghanistan", elle pourrait difficilement refuser de participer à une coalition anti-iranienne.

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