This Website is discontinued. We changed to Parstoday French.
mardi, 06 mars 2012 14:53

Tel Aviv défend un régime, non un peuple !, par Pierre Dortiguier

IRIB-M. Netanyahou vient de clamer que ce qu’il entend par son « peuple » doit défendre sa survie contre une menace portée à son existence ;
et chacun comprend qu’est demandé par là à toutes les nations raisonnables de comprendre qu’il y a des raisons que la raison ne connaît pas ! Et si M. Juppé, qui reste le bon élève de la classe, sait disserter, en histoire, sur la non exemplarité des institutions russes, il saura répondre à la question de son maitre de philosophie sur : « est-il des cas où la justice des nations doit céder le pas à sa lutte pour l’existence ? », et il ne manquera pas de distordre pour cela la formule de Goethe : mieux vaut une injustice –en l’occurrence une agression que De Gaulle eût condamnée- qu’ un désordre , entendez la crainte de voir l’entité sioniste douter de son avenir au Proche-Orient !

En 2006 l’opinion internationale –ou les médiats et les gouvernements de plusieurs-non pas tous- pays s’étaient dressé contre les propos de M. le PrésidentAhmadinejad qu’ils accusaient d’avoir annoncé que l’entité sioniste serait rayée de la carte ; et l’accusation de fanatisme s’ouvrait à chaque fenêtre médiatique, comme ces coucous suisses qui accompagnent les heures dans leur s horloges de bois peints. Or un mot avait été omis, qui prend aujourd’hui de son importance, un mot que l’on emploie sans vergogne pour la Syrie nationale et non pour l’ogre des Palestiniens : le régime, qui se dit aussi de même en iranien. C’est le régime de Tel Aviv qui disparaîtrait des annales du temps, comme l’avait été –et la comparaison a une ironie réaliste- l’Union Soviétique, dont on sait que, Armée rouge comprise, elle était, Soljenitsine l’a démontré dans ses Mémoires, entre les mains d’une minorité qui terrorisait le peuple russe ; tout comme la Palestine mandataire fut terrorisée par des militants venus autant de l’orient soviétique et d’Europe centrale et plus même que de l’occident européen, du Commonwealth ou de l’Etat de New York. Un sioniste, entendais-je dans ma jeunesse estudiantine de la part d’un militant communiste parisien, en même temps aux scouts sionistes –et sa vie l’a démontré- est un juif qui en envoie un autre en Palestine. Il était athée et en riait. Le peuple Palestinien en souffrait, et c’est du régime qu’il convient de parler, au lieu de troubler les esprits par une allusion aux « fils d’Israël » mêlés à cette imposture, car on trompe sur la marchandise en prêtant un sentiment religieux d’existence à des comploteurs qui n’ont agi qu’en dupant les Puissances qu’ils flattaient et au besoin menaçaient.

Dans cette attitude du régime sioniste qui refuse toute élection libre du peuple entier de Palestine mandataire, car si l’on veut parler Histoire, même étant Etats de droit, Palestine, Liban et Syrie forment un seul peuple, c’est-à-dire ont une destinée organique commune, de fait ! C’est l’identité de leur ennemi commun qui leur rappelle cette réalité.

Quelle est maintenant l’avantage de pareil régime pour ceux qui non seulement l’ont bâti, à coup d’argent et de bombes, mais pour ceux qui le maintiennent ? Son instabilité et l’artifice de sa durée, sur les plans financiers, commerciaux et militaires, sont un prétexte d’intervention contre un front de peuples au sentiment religieux commun, et qui Chrétiens inclus, ne sont pas affectés par les dissolutions idéologiques occidentales, sont moins manipulables et donc nécessitent la présence d’un Foyer de discorde, en sorte que par quelque magie, l’étranger se trouve chez lui en Orient : tel serait le sens du Jewish home », une politique de porte ouverte sous des faux semblants de « peuple assiégé ». Tout ceci n’est qu’un régime menteur, qui ne peut pas plus survivre que le mensonge soviétique de représenter le peuple russe en lui imposant une système athée et matérialiste.

Il faut, à cet égard, noter combien cette comparaison du régime sioniste avec le régime soviétique est idéologiquement exacte, et malheureusement peu relevée par ceux qui –selon un mot de Schopenhauer- échangent des cartes à défaut d’idées. Il y avait dans la propagande soviétique qui avait gagné des têtes occidentales ce projet d’homme nouveau, qui « du passé faisait table rase », selon les paroles de l’Internationale, dont M. Mélenchon vient, parlant de sa propre tradition maçonnique, de rappeler à la radio, qu’elles étaient composées par un « frère » ! Soit, mais le sionisme a formulé cette même ambition envers les populations juives très diverses, comme en témoigne cette lettre russe écrite ce 14 décembre 1914 par le futur Président sioniste Weizmann, à Ahad Haam –que les antisémites accusent d’avoir été une des sources des Protocoles honnis qui ont tant excité les passions et dont M. Jospin, après Kerenski en Russie démocratique interdit, sous peine de mort, la diffusion- selon la traduction qu’en donne M. Henry Laurens au tome premier de « La Question Palestinienne »,chez Fayard,1999,p.337, : »j’essayai d’expliquer » à Balfour– qu’il venait de rencontrer, ce mois de décembre 1914- ancien Premier ministre conservateur et très attaché à Cosima Wagner à Bayreuth- « comment la Palestine et la formation d’une nation juive de l’intérieur par ses propres moyens et ses propres traditions établiraient un statut pour les juifs et créeraient un type de Juif à 100%.J’illustrais cette déclaration par nos activités colonisatrices etc. «

Il s’agissait donc, en termes de théologie politique, non pas de recueillir, mais de créer un nouveau type de judaïsme, ce qui est littéralement impie aux yeux des orthodoxes, qui ont raison !

C’est à cette offense au bon sens que M. le Président de la République islamique d’Iran demande que le monde porte attention, et cette vérité a été obscurcie par les médiats, mais répond à un instinct populaire.

Que le régime deTel Aviv ne soit qu’une utopie, c’est ce que De Gaulle pensait en refusant que notre diplomatie s’installe à Jérusalem, capitale de la Palestine. Ce grand homme pensait à Al Qods comme à un symbole de grandeur.

L’on peut souhaiter aux dirigeant palestiniens d’être aussi respectueux de ce sentiment dont l’Imam Khomeiny fit une règle en fin du mois sacré de Ramadan ! Aucun parfum, fût-il saoudien, ne pourra effacer les traces de ce régime, comme Macbeth non plus ne pouvait effacer le sang de ses crimes !

 

 

 

 

 

Ajouter un Commentaire


Code de sécurité
Rafraîchir