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mardi, 22 novembre 2011 10:16

Menaces contre la Syrie et l'Iran, un aveu d'impuissance?, Akil Cheikh Hussein

Menaces contre la Syrie et l'Iran, un aveu d'impuissance?, Akil Cheikh Hussein
IRIB- Ce qui explique la campagne actuelle menée par l'axe du mal américain contre la Syrie et l'Iran ne sont pas la violence, dont on accuse la Syrie d'exercer contre ses citoyens, la bombe nucléaire, dont on soupçonne l'Iran de vouloir fabriquer, et la nature dictatoriale, dont on taxe les deux régimes au pouvoir, dans ces deux pays.
L'axe du mal américain est, en fait, le dernier à donner des leçons, en la matière. Il suffit, parmi d'interminables exemples, de signaler les dizaines de millions de Peaux rouges, exterminés, par les pères fondateurs des Etats-Unis… La traite des Noirs africains par les puissances coloniales, qui forment, de nos jours, ce qu'on appelle l'Union européenne… Les bombes atomiques larguées sur les villes japonaises, par la puissance, qui se targue de la défense des libertés et des droits, dans le monde… La spoliation de la Palestine, par les Sionistes… La destruction des économies du Tiers-monde, par les restructurations du "FMI" et de la Banque mondiale, puis, celles des pays dits avancés, par les dogmes néolibérales du capitalisme féroce.

 

Ne sont pas moins hypocrites et fourbes les accusations qu'on adresse au programme nucléaire pacifique de l'Iran, par des puissances, qui, de Washington à Tel-Aviv, en passant par Paris et Londres, possèdent des milliers de têtes nucléaires, dont une partie infime suffit, pour détruire cent ou mille planètes, comme la nôtre. Ou cette dictature, dénigrée, maintenant, par des monarques, émirs, sultans et Cheikhs, qui gouvernent leurs pays, en l'absence de toute constitution et par la seule légitimité qui leur est fournie par leurs protecteurs occidentaux. La campagne doublée de menaces d'interventions guerrières, contre la Syrie et l'Iran, n'a, donc, rien à voir avec la défense des civils syriens ou la protection du monde, face à une prétendue menace nucléaire iranienne. Elle n'est qu'expression de la volonté de domination et n'a d'autre but que de servir les traditionnelles visées expansionnistes et hégémoniques d'un Occident qui se laisse conduire par des oligarchies financières et militaires plus que jamais fascisantes.

Mais la différence est, maintenant, plus que sensible, entre l'époque où l'on pouvait profiter de la surpuissance militaire et de la misère des peuples, pour construire, aisément, d'immenses empires, et notre époque, dont le trait caractéristique est, dorénavant, l'effondrement spectaculaire de cet Occident agonisant, sous les poids de ses défaites militaires, dans la région, et de ses crises économiques internes. Après les défaites encaissées, par l'armée israélienne, prétendument, invincible, au Liban et à Gaza, nous somme,s actuellement, à l'ère du fiasco des Américains et de leurs alliés, en Afghanistan et en Irak.

Qui pouvait imaginer que, seulement, une dizaine d'années, après l'effondrement de son concurrent et adversaire soviétique, à un moment où Washington préparait les conditions de la mise en place de son nouvel Ordre mondial, les Etats-Unis et leurs alliés pouvaient, suite à l'invasion de l'Afghanistan et de l'Irak, se trouver dans la situation, reconnue catastrophique, par d'innombrables stratèges américains et occidentaux ?

Au lieu de mettre en place un régime soi-disant "démocratique", dans un Irak pacifiék par les Américains, l'armée d'occupation américaine, restée seulek après la défection de tous ses alliés, n'a que quelques joursk pour plier bagage et partirk laissant derrière elle un pays, certesk martyrisé, mais qui possède un énorme potentiel démographique et stratégiquek qui commence à être mis au service des causes de la Nation. L'Irak rejoint le camp de la résistance et, du même coup, relie, géographiquement, l'Iran à la Syrie et au Liban, formant ainsi un front unique, en contact direct avec les frontières de la Palestine occupée, et renversant l'équilibre des forces, dans une région allant de part et d'autre de la région du golfe Persique, de la mer Noire, jusqu'à la mer d'Oman et la mer Rouge.

Avec ces nouvelles donnes, le catastrophique se mute en affolant, pour les Américains, qui savent que les troupes qu'ils retirent d'Irak et les déploient, dans les pays du golfe Persique, ne serviront que comme chair à canon, dans la moindre confrontation avec les Iraniens… Sans parler du détroit d'Ormuz, qui constitue le passage obligé d'au moins 40% des approvisionnements mondiaux en hydrocarbures. Au moment où Téhéran ne donne que des réponses négatives aux implorations américaines, lui sollicitant, dans l'espoir de sauver la face, des discussions directes ou un téléphone rouge, il ne reste aux Américains et leurs alliés qu'à multiplier les menaces d'une frappe contre l'Iran ou d'une intervention militaire, en Syrie.

Dans le même temps, ils dissimulent leur impuissance et se donnent des airs triomphalistes, en s'attardant à relater des semblants d'exploits militaires, comme les opérations louches couronnées par la capture de Saddam Hussein, le meurtre de Ben Laden, l'assassinat de Kadhafi ou l'arrestation toute fraiche de son fils Seïf al-Islam. Des interventions militaires, s'il y en aurait, en Iran ou en Syrie, auront pour conséquences, non seulement, un nouveau Moyen-Orient, mais aussi, un nouvel Ordre mondial, situé aux antipodes des hallucinations américaines.

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