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vendredi, 18 novembre 2011 07:07

La guerre secrète d’Obama

IRIB- La crise économique pousse l’administration Obama à privilégier l’action militaire secrète, plutôt que les guerres conventionnelles. Aussi a t-elle développé les «opérations militaires spéciales», à un niveau jamais atteint.
Deux axes majeurs ont été choisis : les assassinats, par drones, et la saturation des médias, par des réseaux d’informateurs fantômes, organisés, dans les pays à déstabiliser. Tandis que la guerre se propage, dans la région moyen-orientale et nord-africaine, en des formes moins visibles, mais non moins dangereuses, ouvrant, continuellement, de nouveaux fronts. La CIA —d’après un fonctionnaire de l’agence étasunienne, cité par le "New York Times"— est en train de construire une base secrète, au Moyen-Orient, pour lancer des attaques, au Yémen, avec des drones armés.  Ce sont des" Predator/Reaper" (déjà, en action, en Afghanistan, Pakistan et Libye), armés de 14missiles "Hellfire" et télécommandés, depuis une base, au Nevada, à plus de 10.000 kilomètres de distance. Depuis qu’il est entré en fonction, «le Président Obama a, drastiquement, augmenté la campagne de bombardement de la CIA, au Pakistan, en utilisant des drones armés», ceux-là même qui seront utilisés, pour «étendre la guerre au Yémen». L’administration les considère «comme l’arme préférée, pour prendre en chasse et tuer des militants, dans des pays où n’est pas praticable une grosse présence militaire américaine». Au Yémen, est, actuellement, en action, le Commandement suprême conjoint pour les opérations spéciales (UsSoCom), assisté, par la CIA, et autorisé par le pouvoir exécutif de Sanaa.

Mais, étant donnée la «fragilité de ce gouvernement autoritaire», l’administration Obama est préoccupée, quant à un futur gouvernement, qui ne serait pas en mesure ou disposé à soutenir les opérations étasuniennes. De ce fait, elle a chargé la CIA de construire la base secrète, dans une localité moyen-orientale, non identifiée, de façon à entreprendre «des actions secrètes, sans l’appui du gouvernement hôte». Ceci confirme que l’administration Obama est en train d’intensifier la guerre secrète, dans toutes ses variantes. Comme le déclare, officiellement, l’Ussocom, elle comprend : action directe, pour détruire des objectifs, éliminer ou capturer des ennemis ; guerre non-conventionnelle conduite par des forces externes, entraînées et organisées par l’Ussocom ; contre-insurrection, pour aider des gouvernements alliés à réprimer une rébellion ; opération psychologique, pour influencer l’opinion publique étrangère, de façon à soutenir les actions militaires étasuniennes. Ces opérations sont menées en se fondant sur des technologies de plus en plus avancées.

 

Entrée,dans ce cadre la décision de l’administration Obama, rendue publique, par le "New York Times", de créer, à échelle mondiale, «des réseaux de l’ombre, en matière d’Internet et de téléphonie mobile, qui puissent être employés, par les dissidents, pour contourner la censure gouvernementale». Le Pentagone et le Département d’État y ont, jusqu’à présent, investi, au moins, 50 millions de dollars. Ces réseaux sont réalisés, au moyen de petites valises spéciales, qui, une fois introduites dans un pays déterminé, permettent de communiquer avec l’étranger, via des ordinateurs et téléphones portables, dans des modalités wireless et codées, évitant contrôles et interdits gouvernementaux.

La motivation officielle de Washington est de «défendre la liberté de parole et de promouvoir la démocratie». Les réseaux de l’ombre, fournis, seulement, aux groupes dissidents utiles à la stratégie US et contrôlés par Washington, sont les plus adaptés à diffuser, dans les media, des informations fabriquées, pour des opérations psychologiques, qui préparent l’opinion publique à de nouvelles guerres.

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