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vendredi, 01 mai 2015 08:33

Les Etats-Unis inondent le marché mondial en gaz naturel liquéfié: l'Algérie, menacée

Les Etats-Unis inondent le marché mondial en gaz naturel liquéfié: l'Algérie, menacée
IRIB- Les Etats-Unis, qui ont, considérablement, augmenté leurs capacités de production,
s'apprêtent à inonder le marché mondial avec des quantités, sans précédent, de gaz naturel liquéfié, (GNL). L'information, rapportée par le très sérieux journal britannique, "The Telegraph", est de nature à influer sur le marché très volatile des hydrocarbures. «Nous visons à devenir de grands exportateurs de gaz naturel liquéfié. Je pense que nous aurons un grand impact», a déclaré le secrétaire américain à l'Energie, Ernest Moniz. Ainsi, les Etats-Unis, qui exploitent, déjà, le gaz et le pétrole de schiste, cherchent, désormais, à peser sur le marché mondial du GNL où l'Algérie fait partie des principaux exportateurs, avec le Qatar, l'Australie, la Malaisie, l'Indonésie, le Nigeria et la Russie. Le secrétaire américain à l'Energie souligne, en effet, que quatre terminaux d'exportation de GNL sont en construction. Ils seront opérationnels, dans les prochains mois. «Les premières vagues de livraisons peuvent commencer, avant la fin de cette année ou au début de 2016, au plus tard», précise le responsable, selon lequel les Etats-Unis ont les capacités d'égaler le Qatar, premier exportateur de GNL, d'ici le début de l'année prochaine. Le Qatar exporte, actuellement, un peu plus de 100 milliards de mètres cubes. L'Australie a amélioré, ces derniers temps, ses capacités, grâce, notamment, au champ Gorgon, au large des côtes, dans l'océan Indien. Les Américains, qui se sont lancés, massivement, dans le GNL, ces 15 dernières années, visent la tête du podium. Dans une déclaration faite, lors du sommet sur l'Energie, IHS CERAWeek, à Houston, au Texas, le représentant de l'industrie du gaz naturel a déclaré que le potentiel des exportations américaines pourrait dépasser celui de la Russie, qui est, actuellement, le plus grand fournisseur mondial de gaz naturel. «Nous sommes à, seulement, 15 ans, dans un processus de 150 ans», a déclaré Steve Mueller, chef de Southwestern Energy, le quatrième plus grand producteur de gaz, aux Etats-Unis, tel que rapporté par l'agence Spoutnik. Le développement considérable du bassin de Marcellus, en Virginie, a permis aux Etats-Unis d'augmenter, de manière fulgurante et rapide, sa production en gaz naturel. Les moyens techniques et technologiques, développés ces dernières années, permettent aux Américains de mieux exploiter leurs ressources gazières. ,«Aujourd'hui, les foreurs américains peuvent produire 33% de plus de gaz naturel avec 280 plateformes, alors qu'ils le faisaient, en 2009, avec 1.200 appareils», ajoute "The Telegraph", selon lequel la production totale du gaz de schiste représente, aujourd'hui, la moitié de la production de gaz des Etats-Unis». L'augmentation de la production encourage, ainsi, la liquéfaction. En tout, 30 projets sont en cours de réalisation. Le groupe américain Freeport LNG réalise une usine, pour 13 milliards de dollars. «Nos projets sont très compétitifs, et nous allons continuer à avoir un avantage sur le reste du monde», a dit Michael Smith, patron de Freeport LNG, au "Telegraph". La production de GNL aux Etats-Unis, a, déjà, eu un impact sur les prix que fixe la Russie, pour l'Europe. L'arrivée, en grandes quantités du GNL américain, sur le marché européen, va, assurément, faire baisser, de manière vertigineuse, les prix, qui sont, déjà, considérés comme bas. Aussi, les Etats-Unis peuvent dépasser, à moyen terme, les pays du Golfe, en matière d'exportation de gaz naturel et de pétrole, car, rapporte le même journal, les entreprises américaines, spécialisées dans l'exploration, ne cessent de découvrir de nouveaux bassins et puits de pétrole. Il y a quelques mois, une nouvelle réserve a été découverte, à l'Ouest du Texas. Elle pourra donner cinq à six millions de barils de pétrole, par jour, plus que le champ de Ghawar, en Arabie saoudite, considéré comme le plus grand au monde. Le Directeur de la compagnie pétrolière ConocoPhillips, Ryan Lance, estime que la production pétrolière, en Amérique du Nord, pourrait atteindre 15 millions de barils/jour, d'ici 2020, et 25 millions, par jour, au cours des 25 prochaines années. Autrement dit, trois fois plus que les exportations actuelles de l'Arabie saoudite. Ces données donnent, ainsi, froid dans le dos, surtout, quand on sait que les revenus de l'Algérie proviennent, essentiellement, des exportations d'hydrocarbures. Les prix du pétrole, qui ont baissé, ces six derniers mois, de moitié, risquent d'atteindre un seuil critique, voire, fatidique, pour notre pays. Si les prévisions américaines, en termes d'exportation, se confirment, il y aura, ainsi, un effondrement des prix, pire que ce qu'on a vécu, dans les années 80. L'avenir ne conjecture, donc, rien de bon, pour l'Algérie.


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