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mercredi, 11 mars 2015 15:56

Climat, terrorisme, économie... Ce qui va changer entre la France et le Maroc

 Climat, terrorisme, économie... Ce qui va changer entre la France et le Maroc
IRIB- Le chef de la diplomatie française, Laurent Fabius, a appelé, lundi, à renforcer et à renouveler la relation avec le Maroc,
après un an de brouille. Voici, en quatre points, dans quels domaines les changements devraient intervenir.

L'opération déminage continue entre la France et le Maroc. Dans une conférence à Rabat, le ministre des Affaires étrangères français, Laurent Fabius a estimé, lundi 9 mars, que les relations entre les deux États étaient de nouveau au beau fixe. "Tout le monde le sait, il y a eu un moment de difficultés dans nos relations. Ces difficultés sont derrière nous", a-t-il déclaré.

"Nous avons pu mesurer notre détermination à renforcer encore les liens d'amitié, anciens et étroits, dans tous les domaines", a ajouté Laurent Fabius, au terme d'un entretien avec son homologue Salaheddine Mezouar, à la suite duquel il a été reçu par le roi du Maroc, Mohammed VI, de retour d'un séjour privé en France.

Voici ce à quoi nous pouvons nous attendre.

Un accord sur le changement climatique

Les deux États semblent décider à profiter de ce renouveau diplomatique pour nouer une série d'accords sur des dossiers divers. "Cela passe par un renouvellement des relations", a avancé Laurent Fabius, citant entre autres la lutte contre le dérèglement climatique. Les deux pays doivent en effet accueillir les prochains sommets sur le climat en 2015 et 2016.

"Nous avons eu des entretiens très riches car notre agenda est riche. (...) Nous voulons une relation vivace qui marque de nouveaux horizons et de nouvelles ambitions", a pour sa part noté Salaheddine Mezouar.

Une coopération accrue dans la sécurité et le terrorisme

La relation devrait également se renforcer dans le domaine de la sécurité. C'est en tout cas ce qu'a lancé entendre le ministre des Affaires étrangères marocain, qui a notamment signalé la nécessité de combattre le terrorisme et évoqué un partage des points de vue et une volonté de coopérer. Paris et Rabat comptent chacun quelque 1 500 ressortissants dans les rangs d'organisations jihadistes comme l'État islamique (EI).

En visite à Rabat mi-février, le ministre de l'Intérieur Bernard Cazeneuve a annoncé que Paris décorerait prochainement le patron du contre-espionnage marocain, Abdellatif Hammouchi, dont l'audition avait été à l'origine de la crise entre les deux pays, pour saluer l'action menée par ses services contre le terrorisme. Une annonce vivement critiquée par des ONG à Paris.

La lutte contre le terrorisme devrait également être au menu de la prochaine visite du Premier ministre français, Manuel Valls, annoncée le 10 avril au Maroc. Un séminaire intergouvernemental doit également se tenir fin mai-début juin à Paris.

Une relance des relations économiques

Le ministre des Finances français, Michel Sapin, se rendra lui aussi au Maroc, le 12 avril, deux jours après son chef de gouvernement, selon Salaheddine Mezouar. Rien de très surprenant quand on sait que la France est de loin le premier partenaire économique du Maroc.

Toutefois, c'est dans une idée de reconquête que Michel Sapin atterirra à Rabat. Il tentera en effet vraisemblablement de mettre fin à la tendance de ces dernières années, druant lesquelles les entreprises françaises ont régulièrement perdu du terrain au royaume chérifien.

Au préalable, mardi matin, Laurent Fabius, qui n'a jamais fait mystère de sa conception "économique" de la diplomatie, devait d'ailleurs s'entretenir avec les ministres marocains de l'Économie et de l'Industrie, Mohamed Boussaid et Moulay Hafid Elalamy.

Des relations inter-culturelles au beau-fixe

Les liens culturels et humains sont également étroits entre les deux pays. Plus de 1,3 million de Marocains vivent en France et près de 80 000 Français résident au Maroc.

Ainsi, après s'être entretenu avec Salaheddine Mezouar, Laurent Fabius a par la suite rencontré le chef du gouvernement, l'islamiste Abdelilah Benkirane, et devait inaugurer en soirée l'ouverture de la saison culturelle franco-marocaine.

 

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