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lundi, 16 février 2015 13:45

"Quand les diplomates marocains servent de chair à canon, au profit de la France, au Yémen", par Houari Achouri

"Quand les diplomates marocains servent de chair à canon, au profit de la France, au Yémen", par Houari Achouri
IRIB- L'histoire de la crise entre le Maroc et la France, construite, médiatiquement, a été détruite par les faits.
La vérité sur ces relations se trouve au Yémen où le Maroc représentera les intérêts de la France, qui vient d'appeler ses ressortissants à quitter ce pays, en proie à des bouleversements inattendus, et a annoncé la fermeture de son ambassade, dans la capitale yéménite, à compter d'aujourd'hui. Oui, les choses sont, absolument, claires, c'est l'ambassade du Maroc, à Sanaa, qui fera office de représentation française provisoire. Le dernier soi-disant «froid» – certains disent «brouille» et d'autres avaient même parlé de «crise» – qui s'est installé entre Rabat et Paris n'est, tout simplement, qu'une mise en scène, une diversion. En fait, le mécontentement était plutôt marocain, né, il y a une année, de la convocation adressée au chef des services de renseignement marocain, Abdellatif Hammouchi, qui avait été déposée, auprès de l'ambassadeur du Maroc, à Paris, et, aussi, de l'arrivée des agents français, dans la résidence de l'ambassadeur. Dans la foulée, les deux pays ont suspendu leur coopération judiciaire, et, en apparence, Paris et Rabat semblaient, irrémédiablement, brouillés, avec une tendance à la détérioration de leurs relations. Et, il y a une quinzaine de jours, il y a eu l'annulation, à la dernière minute, de la visite, à Paris, du ministre marocain des Affaires étrangères, Salaheddine Mezouar. Le Makhzen, comme à son habitude, a distillé son mensonge, destiné à manipuler l'opinion, en faisant croire que l'Algérie était pour quelque chose, dans la pseudo-crise des relations entre la France et le Maroc. Il faut savoir que les responsables français ne se sont jamais gênés, quand il s'agit de parler du royaume marocain. Rappelons les propos prêtés, en 2011, à l'ambassadeur de France, aux Nations unies, par l'acteur espagnol, Javier Bardem, producteur d'un documentaire sur le Sahara Occidental : le Maroc est une «maîtresse avec laquelle on dort toutes les nuits, dont on n'est pas, particulièrement, amoureux, mais qu'on doit défendre». Les autorités marocaines avaient jugé ces propos «scandaleux», mais, sans aller plus loin, et tout était rentré dans l'ordre, après une intervention du Président français, François Hollande, qui avait assuré le roi du Maroc de l'amitié constante de la France. Cette amitié se concrétise, aujourd'hui, avec la décision de la France de choisir le Maroc, pour représenter ses intérêts au Yémen. Ce geste prend toute sa signification, si on le rapproche du contexte du conflit, au Sahara Occidental. C'est, en effet, le moment où l'envoyé personnel du secrétaire général des Nations unies, pour le Sahara Occidental, Christopher Ross, entame une tournée, dans la région, et le moment, aussi, où Kim Bolduc, représentante spéciale, pour le Sahara Occidental et cheffe de la Mission des Nations unies, pour le référendum au Sahara Occidental, (MINURSO), prend ses fonctions. Le Maroc contrarié, fortement, sur ce front, avait besoin de ce geste de Paris, pour être convaincu qu'aucune crise n'existe entre les deux pays et qu'il peut, encore, compter sur la France.

 

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