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lundi, 14 octobre 2013 10:37

En visite à Bangui, Laurent Fabius annonce l'envoi de troupes françaises d'ici la fin 2013

IRIB- Les troupes françaises présentes en Centrafrique pourraient atteindre de 750 à 1 200 hommes.
En contrepartie, Paris exige que des élections libres soient organisées début 2015, a annoncé dimanche le chef de la diplomatie française, Laurent Fabius, à l'occasion de sa visite à Bangui.

La France va progressivement densifier sa présence militaire en Centrafrique. "Actuellement nous avons 410 hommes. Au fur et à mesure des résolutions de l'ONU, nous allons donner un coup de pouce surtout dans le domaine logistique et nous allons augmenter [notre présence] probablement d'ici la fin de l'année", a déclaré le ministre des Affaires étrangères, Laurent Fabius, lors de sa visite à Bangui, dimanche 13 octobre.

Selon une source diplomatique, les troupes françaises pourraient atteindre 750 voire 1 200 hommes et viendraient en appui à la force panafricaine Misca, comme ce fut le cas au Mali.

Laurent Fabius était accompagné à Bangui par la commissaire européenne à l'aide humanitaire, Kristalina Georgieva.

En contrepartie de l'aide française, le ministre a "exigé des autorités que des élections libres aient lieu début 2015 auxquelles ne se représenteront pas ces autorités". "Nous visons comme objectif un nouveau pouvoir au début 2015", a-t-il souligné.

C'est le message qu'il a fait passer lors de son entretien en tête à tête avec le chef de l'État centrafricain, Michel Djotodia, le président du Conseil national de transition (CNT), Alexandre-Ferdinand N'Guendet, et le Premier ministre Nicolas Tiangaye.

"Il n'y aura pas d'impunité"

En outre, les "exactions doivent cesser en RCA. La dissolution de la milice Séléka doit être effective, il ne peut pas y avoir de bandes armées à travers le territoire", a ajouté Laurent Fabius.

Mais il a également mis en garde les ex-rebelles incontrôlables : "Il faut que ceux qui commettent des exactions sachent qu'il n'y aura pas d'impunité (...) s'il y avait par malheur une augmentation des exactions, évidemment la réaction (de la France) serait beaucoup plus forte et rapide".

 

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