This Website is discontinued. We changed to Parstoday French.
mercredi, 24 décembre 2014 16:12

Investissements dans la région Mena: l’Algérie arrive au 3e rang

Investissements dans la région Mena: l’Algérie arrive au 3e rang
IRIB- La conjoncture pétrolière plutôt difficile pourrait se prolonger à moyen terme.

Au-delà de l'impact de la chute des cours sur les revenus des pays producteurs de pétrole, la question des conséquences sur les investissements dans le secteur énergétique se pose avec acuité.
L'objectif déclaré et assumé par le chef de file de l'Organisation des pays producteurs de pétrole est de toucher les points morts des puits de production de pétrole de schiste pour en limiter la production, le retournement du marché pétrolier risque de mettre à mal l'amont pétrolier et gazier dans la région Mena, d'autant que celui-ci doit déjà faire face à un certain nombre de défis en matière d'attractivité.

C'est dans ce sens que l'Apicorp, banque multilatérale d'investissement affiliée à l'Organisation des pays arabes producteurs de pétrole, met en avant, dans ses dernières prévisions, une légère contraction des investissements dans le secteur énergétique de la région Mena.
Dans un rapport spécial publié hier, Apicorp évoque des investissements de l'ordre de 755 milliards de dollars pour l'ensemble de la région Mena à prévoir entre 2015 et 2019, dont 685 milliards de dollars à investir dans le monde arabe.

Si ces prévisions d'investissements sont notamment soutenues par un rattrapage dans le secteur de la génération électrique et par la hausse continue des coûts de réalisation des projets, l'organisme estime que la majorité des projets d'investissement devraient se concentrer dans sept pays arabes, bénéficiant en majorité de ressources suffisantes et d'un semblant de stabilité, à leur tête l'Arabie Saoudite qui devrait demeurer une locomotive en la matière.

L'Algérie qui compte maintenir le plan d'investissement de la Sonatrach doté d'une enveloppe de 90 milliards de dollars pour les 5 prochaine années, se place, quant à elle, à la 3e position des plus gros investisseurs de la région, et ce, derrière les Emirats arabes unis. Elle est suivie de l'Irak, du Qatar, du Koweït et enfin de la Libye. Il n'en demeure pas moins que le secteur devra faire face à de gros défis, en tête celui lié au financement des investissements à venir. Ces derniers reposent actuellement et en majeur partie sur les fonds propres des producteurs de la région Mena.

Or, dans la perspective de l'effondrement des cours qui se situent aujourd'hui bien loin de la moyenne de 105 dollars le baril fixé par Apicorp comme prix d'équilibre budgétaire des pays Opep, la part des revenus attribuable à l'investissement dans le secteur énergétique devrait diminuer au profit d'autres priorités des gouvernements des pays concernés.
Les producteurs devront également composer avec la hausse continue des coûts de réalisation des projets, notamment dans le cadre de contrats EPC. Les pays de la région devront également se pencher, selon Apicorp, sur l'attractivité de leurs secteurs énergétiques et travailler à améliorer leur climat des investissements.

Ajouter un Commentaire


Code de sécurité
Rafraîchir