This Website is discontinued. We changed to Parstoday French.
dimanche, 25 janvier 2015 11:18

Tourisme en Afrique du sud+Photos

IRIB- Qui aurait pensé que l'Afrique du Sud parviendrait à chasser ses vieux démons et retrouverait la voie de la paix civile et de la respectabilité ?
Le régime de ségrégation raciale (l'apartheid) en vigueur à partir de 1948 a été aboli le 30 juin 1991. En avril 1994, les Sud-Africains participèrent aux premières élections démocratiques et non raciales jamais organisées dans leur pays. Après 27 années de détention, le prisonnier politique le plus célèbre du monde, Nelson Mandela, devenait le chef d'État le plus admiré de la planète. La « nation Arc-en-Ciel » connaissait alors un véritable état de grâce.
L'Afrique du Sud opta, malgré une réelle violence, pour la solution de la réconciliation. La philosophie humaniste de quelques hommes, doublée d'un grand pragmatisme, parvint à mettre sur pied, dans la paix, un des plus spectaculaires retournements politiques que l'histoire ait connus, évitant une guerre civile et la fuite des grands capitaux. En une décennie et demie, l'Afrique du Sud est ainsi devenue une nation démocratique et multiraciale qui étonne le monde entier.
Il reste beaucoup à faire pour abolir la ségrégation sociale et économique. Vous rencontrerez une Afrique du Sud multi facettes, souvent poignante, qui tente de redistribuer les cartes de manière un peu plus équitable, après des siècles de tourments et d'injustice.
L'Afrique du Sud possède un relief d'une infinie variété et des paysages d'une remarquable beauté. Baignée par deux océans (Atlantique et Indien), c'est une mosaïque de steppes sans fin, de savanes, de montagnes, de zones désertiques, de plages aux eaux turquoise, de grandes villes à l'américaine, de petits villages zoulous hors du temps.
On passe presque sans transition des quartiers branchés de Cape Town aux plus misérables des townships ; de la sauvage route des Jardins à la furie urbaine du Gauteng ; sans oublier les riches parcs animaliers.
La littérature de tradition afrikaner et anglaise s'est largement inspirée de la lutte contre l'apartheid. Parmi les écrivains notoires, Nadine Gordimer, Breyten Breytenbach, J. M. Coetzee et André Brink. Leurs plumes décrivent admirablement la vie sous le régime ségrégationniste et le cheminement de la conscience blanche entre ignorance des faits, culpabilité et parfois engagement dans la lutte pour l'égalité.
De nombreux freedom fighters (résistants) firent du verbe leur arme principale, dispersant aux quatre vents l'écho de la souffrance de leur peuple.
Enfin, il existe une littérature zouloue, une littérature sotho, etc.
- Nadine Gordimer (née en 1923) : Prix Nobel de littérature en 1991, c'est l'archétype de l'écrivain sud-africain engagé contre l'apartheid. Elle comptait Mandela parmi ses admirateurs.
Elle commença à publier vers 1953. Pour elle, les Sud-Africains qui écrivent en anglais ne sont pas des Anglais, mais bien des Sud-Africains, avec leurs passions, leurs névroses et un style bien à eux. Elle ne s'est jamais exilée, même au pire moment de la violence. Engagée dans le combat contre le système racial, sympathisante de l'ANC, elle fit de sa plume son arme, devenant la « bête noire » de la censure.
- Breyten Breytenbach (né en 1939) : fuyant le régime d'apartheid, il s'exila à Paris en 1961, et, lors d'un voyage clandestin en Afrique du Sud en 1975, il fut condamné à 9 ans de prison pour des raisons politiques. Il vit à présent entre l'Afrique du Sud, la France et l'Espagne et écrit en afrikaans.
Pour de nombreux artistes de sa génération, Breytenbach restera une figure emblématique et respectable de l'écrivain fidèle à ses idées, qui alla jusqu'au bout de son engagement. Il a écrit des recueils de poésie, des essais, des romans et des récits autobiographiques.

Musique
De nombreux musiciens sud-africains sont connus internationalement, comme Johnny Clegg ou Myriam Makeba, mais beaucoup d'autres manquent d'un peu de reconnaissance internationale et la mériteraient pourtant :
- Abdullah Ibrahim : autrefois connu sous le nom de Dollar Brand, plus de 70 printemps aujourd'hui, grand pianiste de jazz, ex-protégé de Duke Ellington, il fut révélé en Europe. Une trentaine d'albums à son actif.
- Hugh Masekela : trompettiste auquel on doit le premier disque enregistré en Afrique du Sud et une vingtaine d'albums depuis. Ex-mari de Myriam Makeba, il s'est exilé après le massacre de Sharpville en 1960. Il oscille entre jazz, pop et world.
L'Afrique du Sud est avant tout un pays de viandards, et le barbecue (braai) y est une véritable obsession. La viande sud-africaine est de bonne qualité, si l'on s'accommode d'un mode de cuisson où celle-ci est souvent enduite d'une sauce caramélisée. Pour s'en passer, on peut préciser : no basting (« sans badigeonnage » !).
Après quelques jours, vous aurez sans doute fait le tour des steaks, burgers et autres pizzas. Oublions les fast-foods de poulet, très gras et souvent mauvais (à l'exception notable des Nando's).
On préfère les restos indiens, orientaux et asiatiques. Car le cosmopolitisme n'est pas un vain mot dans ce pays.
En fait, la seule véritable cuisine sud-africaine est celle dite « Cape Malay » : elle puise ses racines dans Le Cap du XIXe siècle. Il s'agit d'un mix entre ingrédients africains, épices indiennes et savoir-faire européen. Outre le bœuf, d'excellente qualité, on cuisine les animaux du bush. On les présente en carpaccio (la viande est alors généralement fumée), en steak ou en ragoût longuement mijoté.
Les Sud-Africains adorent grignoter du biltong, une viande séchée en lamelles. Parmi les plats typiques, on trouvera le bobotie (mélange d'amandes hachées, mie de pain, lait et curry, cuit au four), qui peut se révéler divin ou très pâteux, le sosatie (brochettes marinées dans une sauce au curry), le tomato bredie (ragoût d'agneau et de tomates, avec une sauce douce au curry).
Dans les townships et dans les campagnes, on mange souvent du pap, une bouillie à base de mil ou millet qui peut constituer l'unique repas quotidien, et qui se décline en pap stew lorsqu'il est accompagné de viande en sauce. Pour se fondre dans la masse, il est préférable de le manger avec les doigts (de la main droite). Ne pas négliger le raffinement de la cuisine indienne, notamment sur la côte du Kwazulu-Natal.

Ajouter un Commentaire


Code de sécurité
Rafraîchir