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mercredi, 07 juillet 2010 09:24

Anniversaire de l'avènement de la prophétie

Ce fut pendant une nuit du mois de Ramadan, à l'âge de 40 ans, que le Très-Haut appela le vénéré Mohammad à son service. Cette nuit-là, connue sous le nom de Laylat al-Qadr, « La nuit du Décret », l'esprit de Vérité descendit avec une lumière nouvelle sur l'humanité, comme pour en éclairer tous les recoins obscurs. Mais que s’est-il passé cette nuit- là? Les hadiths nous le relatent ainsi

La lune blanche décroissante brillait dans le ciel et Mohammad, retiré dans son petit sanctuaire, sur le mont Hera, priait avec ferveur quand, soudain, il perçut une présence. Dans le silence de la nuit, une voix se fit entendre: « Lis! » Muhammad était bouleversé. « Je ne sais pas lire », répondit-il. Lorsque la voix répéta l'ordre, c'était comme si la terre s'était mise à trembler : « Lis ! » - « Je ne sais pas lire ». Il se sentit paralysé de peur, incapable de bouger. « Lis ! », répéta l'impressionnante voix, une troisième fois. « Que dois-je lire ? » répondit-il. Puis, brusquement, il se sentit libéré ; le temps et l'espace semblaient suspendus, les cieux et la terre réunis. L'humanité se trouvait au seuil d'une aube nouvelle!

Lis, au nom de ton Seigneur qui a créé, qui a créé l'homme d'une adhérence.§ Lis ! Ton Seigneur est le Très Noble, qui a enseigné par la plume [le calame], a enseigné à l'homme ce qu'il ne savait pas.

Ce furent les cinq premiers merveilleux versets du noble Coran, que récitait la voix de l'Ange Gabriel, l'esprit de la Foi et de la Vérité. La mission de Mohammad venait de commencer, et avec elle allait s'accomplir pour l'homme la bénédiction divine.

Mohammad dévala le mont Hera, le visage luisant de sueur, le coeur battant à tout rompre. Les versets du Coran faisaient encore écho en son âme. Qu'était cette étrange vision? Et ces mots, que signifiaient-ils?

Il courut vers Khadija en s'exclamant : « Couvre-moi ! Couvre-moi ! » ; elle le réconforta tendrement, tandis qu'il racontait ce qui venait de lui arriver. « Je crains qu'un mal ne m'atteigne ! », dit-il. « Jamais, par Dieu », lui répondit sa femme, avec foi, « Dieu ne te voudra jamais de mal. Tu as de bonnes relations avec ta famille, tu aides le pauvre et le nécessiteux, tu accueilles tes invités généreusement et tu assistes les malheureux qui le méritent. »

Khadîja emmena Mohammad chez son cousin paternel

Waraqa ibn Nawfal. Reconverti au Christianisme, aux temps anté-islamiques, ibn Nawfal savait l'arabe, par écrit, et avait traduit des passages de l'Evangile.

« Ô mon cousin, lui dit Khadîja, écoute ce que va te dire le fils de ton frère ». – « De quoi s'agit-il? », répondit ibn Nawfal. Le Prophète lui raconta, alors, ce qu'il avait vu. « C'est l'Archange, qu'Allah a envoyé, autrefois, à Moïse. Plût à Allah que je fusse jeune en ce moment! Ah! Comme je voudrais être encore vivant, à l'époque où tes concitoyens te banniront! ». – « Ils m'exileront donc? », s'écria le Prophète. – « Oui, reprit ibn Nawfal, jamais un homme n'a apporté ce que tu apportes, sans être persécuté! Si je vis encore, en ce jour-là, je t'aiderai de toutes mes forces. »

L'avènement de la mission prophétique intervint, au septième siècle, au moment où le vieux monde semblait totalement bouleversé. L’humanité de ce siècle avait sombré dans de tels abysses de dépravation qu’aucun réformateur, ni prédicateur, n'aurait pu espérer lui apporter un souffle nouveau. L'enjeu n’était nullement de combattre une hérésie particulière ou de reformer un mode d’office religieux donné, ni de juguler les fléaux sociaux, frappant telle ou telle société, mais plutôt de savoir comment éliminer les vestiges infamants de l'idolâtrie, du fétichisme, de la superstition et du paganisme, accumulés, de génération en génération, au détriment des vrais enseignements des prophètes divins. Une tâche lourde, pour ne pas dire pénible!!! Car il s'agissait, en effet, de balayer ces décombres, de bâtir un nouvel édifice fondé sur la piété, de refaire cet homme qui pourrait penser et sentir différemment de ses prédécesseurs, de se poser en un être totalement transfiguré, ressuscité. Le Coran dit

[Est-ce que celui qui était mort et que Nous avons ramené à la vie et à qui Nous avons assigné une lumière grâce à laquelle il marche parmi les gens, est pareil à celui qui est dans les ténèbres sans pouvoir en sortir ?] (Sourate 6 : verset 122)

Cet acheminement des ténèbres vers la lumière, fut rendu possible par le miracle de la prophétie mohammadienne. Le vénéré Mohammad éradiqua les germes du paganisme, si bien qu'aucune trace n’en subsista dans les cœurs, et il inculqua la culture du monothéisme si profondément qu’il fût difficile de concevoir une base plus solide. Dans les esprits des gentils de l'époque, il créa un penchant pour la quête de Dieu, suscitant, à la fois, l'aspiration à servir l'humanité, la volonté de rester toujours sur le droit chemin et de cultiver ce courage moral qui retient tous les mauvais désirs et passions. Ce n'était pas une mince affaire que de faire accepter l'adoration de Dieu unique a une société marquée par un polythéisme servile, de substituer au culte des divinités représentées, sculptées, celui d’une religion qui crée le rapport abstrait entre Dieu et l’homme. A cet égard, l'avènement de la prophétie constitua la plus grande bénédiction divine pour le genre humain ; d'où l'élégance avec laquelle il est présenté dans les saintes Écritures:

[Et rappelez-vous le bienfait d’Allah sur vous : lorsque vous étiez ennemis, c’est Lui qui réconcilia vos cœurs. Puis, par Son bienfait, vous êtes devenus frères. Et alors que vous étiez au bord d’un abîme de Feu, c’est Lui qui vous en a sauvés.] (Sourate 3 veset103)

Il faut rappeler que l’émergence de l’Islam a coïncidé avec une période où l’Arabie vivait un tournant. La sédentarisation progressive, la reconversion de sociétés bédouines, nomades, au commerce et à la finance, était de nature à creuser les inégalités et à modifier les hiérarchies. La notion même et les critères du prestige social s’en sont, ainsi, trouvés bouleversés. Ceux et celles qui étaient à la marge du système étaient plus que jamais réceptifs au message du Prophète qui leur proposait la justice, l’égalité, le respect de l’orphelin, la charité, à l’égard d’autrui.

Les premiers adeptes de l’Islam naissant venaient, donc, de différents horizons, mais partageaient tous la même condition sociale de dominés, dans un contexte hautement hiérarchisé, où l’inégalité était érigée en règle.

Dans son Regard sur l’histoire du monde, Nehru évoque ce mouvement social, en ces termes : « Chose surprenante, la race arabe qui semblait, durant des siècles, être demeurée dans une contrée sans renom, endormie, ayant perdu totalement sa vivacité, isolée du monde, qui ignorait, apparemment, tout ce qui s’y passait, se réveilla soudain, bouleversant avec une force vigoureuse le monde ! C’est un des merveilles du monde dans l’histoire humaine que cette manière dont « l’aventure de l’Islam et l’histoire de sa progression, en Asie, en Afrique et en Europe, et, avec, la fondation d’une civilisation magnifique et une culture suprême ».

Et c’est au vénéré Mohammad professant l’Islam et offrant, comme message, la fraternité et l’égalité que revient le mérite d’une telle révolution silencieuse, et non au génie d’un quelconque peuple, car l’histoire de l’Islam est faite de diversité et d’apport des cultures qu’il a traversées, malgré les tentatives d’ethnicisation et d’arabisation, depuis le Calife abasside Marwan.

En tout état de cause, la métamorphose qui a conduit une telle société, de son confinement historique à la conquête d’une grande partie du monde, embrassant cultures et civilisations, de l’Atlantique à la mer de Chine, reste, tellement, une énigme, pour les analystes, que d’aucuns hésitent à y voir un simple « phénomène naturel », car hormis la rapide et durable expansion de l’Islam, c’est la pérennité du message de Mohammad ayant déjà traversé quatorze siècles d’histoire, qui peut capter l’attention. On ne peut, en effet, ne pas s’arrêter sur l’emprise qu’eût et a toujours le message du Prophète, dans le cœur et l’attitude de plus d’un milliard d’individus, à travers le globe. Il est vrai, l’homme dit illettré, dans bien des sources, est parvenu, avec un élan foudroyant, à faire entrer son peuple, dans le monde des sciences. De Bagdad à Ispahan, en passant par Samarkand, la civilisation islamique a offert au monde de grands esprits éclairés. Et ce Miracle ne lasse pas d’étonner et de séduire….Nous présentons, une nouvelle fois, toute nos félicitations à nos amis auditeurs, à l’occasion de ce 27 de la lune de Rajab, qui coïncide avec l’anniversaire de l’avènement de la prophétie.

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